Velvet : le petit nouveau qui fait trembler la SNCF

Rédigé par Simon Soulat, le 23 avril 2026

©Rohit Verma

Un nouveau rival sur les rails

Des rames vert bouteille, un logo lilas, un design qui claque : Velvet ne débarque pas discrètement. La toute première compagnie ferroviaire privée française a dévoilé ses futurs trains devant l’usine Alstom de La Rochelle. Objectif : bousculer la SNCF dès 2028 sur la façade Atlantique, en reliant Paris à Bordeaux, Nantes, Angers et Rennes.

Derrière le projet, un milliard d’euros levés pour acheter 12 TGV à deux niveaux. La PDG Rachel Picard est directe : 15 % des voyageurs du Grand Ouest ne trouvent pas de place aujourd’hui, ce sera 25 % en 2030 si rien ne bouge. Un vide que Velvet compte bien combler.

Un ambitieux projet

L’intérieur des rames ? Mystère total. L’ambition : s’adresser à tous et faire du TGV un réflexe face à la voiture.

La rentabilité n’est pas attendue avant quatre ou cinq ans. Le temps aussi de régler ses comptes avec la SNCF, dont le PDG Jean Castex réclame les mêmes obligations pour tous sur la desserte des villes intermédiaires. Velvet répond qu’elle versera 200 millions d’euros par an en péages. C’est au gouvernement de trancher prochainement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0

Subtotal